Article L211-5-1 : le libre choix du réparateur
Depuis la loi du 17 mars 2014 dite loi Hamon, le Code des assurances impose à l'assureur
d'informer l'assuré, lors de la déclaration d'un sinistre, qu'il choisit librement
le réparateur professionnel de son véhicule.
En clair : votre assureur peut vous proposer un garage partenaire, souvent en insistant
sur les avantages. Il ne peut pas vous l'imposer, ni conditionner votre indemnisation à ce
choix. Le sinistre reste couvert dans les mêmes termes.
Article L211-5-2 : le paiement direct au réparateur
Le même code prévoit que l'indemnité peut être versée directement au professionnel qui répare
le véhicule, sur autorisation de l'assuré. C'est le fondement juridique de la cession de créance,
et c'est ce qui rend possible une réparation sans aucune avance de votre part.
Ce que ça change pour vous, concrètement
- Vous n'avez pas à justifier votre choix d'atelier auprès de votre assureur.
- Vous ne sortez pas d'argent : l'indemnité va au garage, pas sur votre compte.
- Vous n'attendez pas un remboursement qui arrive des semaines plus tard.
- Vous restez décisionnaire sur les pièces et les délais.
Si on vous met la pression. Notez le nom de votre interlocuteur et demandez
que le refus vous soit confirmé par écrit, en citant l'article du contrat. Dans la quasi-totalité
des cas, la conversation s'arrête là. Vous pouvez ensuite saisir le service réclamations puis,
si nécessaire, le médiateur de l'assurance.
Les textes
Articles L211-5-1 et L211-5-2 du Code des assurances, consultables librement sur Légifrance.
Nous vous encourageons à les lire : ils tiennent en quelques lignes et ils sont écrits en
français courant.