Article L211-5-1 : le libre choix du réparateur
Depuis la loi du 17 mars 2014 dite loi Hamon, le Code des assurances impose à l'assureur
d'informer l'assuré, lors de la déclaration d'un sinistre, qu'il choisit librement
le réparateur professionnel de son véhicule.
En clair : votre assureur peut vous proposer un garage partenaire, souvent en insistant
sur les avantages. Il ne peut pas vous l'imposer : le sinistre reste indemnisé selon les termes de votre contrat, même si certains contrats réservent des avantages au réseau de l'assureur.
Article L211-5-2 : le paiement direct au réparateur
L'article L211-5-2 du même code, issu de la loi n° 2020-1508 du 3 décembre 2020, rend nulles les clauses par lesquelles l'assureur interdirait à l'assuré de céder son indemnité à un tiers, par exemple à son réparateur. C'est ce qui garantit la cession de créance, donc une réparation sans avance de votre part.
Ce que ça change pour vous, concrètement
- Vous n'avez pas à justifier votre choix d'atelier auprès de votre assureur.
- Sinistre couvert : vous n'avancez pas d'argent, l'indemnité va au garage, pas sur votre compte.
- Vous n'attendez pas un remboursement qui arrive des semaines plus tard.
- Vous choisissez l'atelier et, avec lui, la date de la réparation.
Si on vous met la pression. Notez le nom de votre interlocuteur et demandez
que le refus vous soit confirmé par écrit, en citant l'article du contrat. Une demande écrite oblige votre interlocuteur à s'appuyer sur le contrat. Vous pouvez ensuite saisir le service réclamations puis,
si nécessaire, le médiateur de l'assurance.
Les textes
Articles L211-5-1 et L211-5-2 du Code des assurances, consultables librement sur Légifrance.
Nous vous encourageons à les lire : ils tiennent en quelques lignes et ils sont écrits en
français courant.